Trois minutes pour convaincre : deux étudiantes de l’UFR brillent au concours d’éloquence
Se lancer. Douter. Oser. Et, en trois minutes, réussir à embarquer un public.
C’est le défi qu’ont relevé Olivia Beljio et Gvantsa Buchukuri, deux étudiantes de l’UFR, à l’occasion du concours d’éloquence « Mon métier rêvé en 180 secondes », organisé par l’Université Sorbonne Paris Nord et piloté par le Service Valorisation, Orientation et Insertion professionnelle de l’Etudiant. Parmi neuf finalistes, elles ont su faire entendre leur voix, et l’une d’elles, Olivia, a décroché la deuxième place.
Un accompagnement pour apprendre à convaincre
Pour sa 3ᵉ édition, le service VOIE, avec le soutien du service culturel, a proposé aux étudiant·es de la première année au master, bien plus qu’un concours : un véritable parcours de formation à la prise de parole.
Pendant cinq séances, encadrées par le pôle insertion professionnelle et des comédiennes, les participants ont travaillé leur posture, la gestion du stress et la construction d’un discours percutant. Un cadre exigeant, pensé pour transformer une idée en récit.
Écrire pour dire qui l’on veut devenir
Derrière chaque prise de parole, un projet, une envie, une projection.
L’attrait de Gvantsa pour l’art, la culture et le désir de transmettre l’ont fait se tourner vers le métier de médiatrice culturelle. Elle a écrit son texte le temps d’une nuit, inspirée par son goût pour les textes poétiques.
Le métier de journaliste anime Olivia, elle a le désir d’aller sur le terrain à la rencontre des autres et de donner la parole à ceux qui n’ont pas souvent l’occasion de la prendre. Des discours travaillés avec précision, contenant plusieurs parties bien distinctes : une accroche, des moments d’émotions et des mots percutants ayant pour objectif de marquer le public et le jury.
Le temps de la scène
Le 2 avril 2026, au Quartier Jeunes à Paris, les neuf finalistes se succèdent face au jury et au public. Trois minutes chacun. Pas une de plus.
Après des semaines de préparation, la pression laisse place à la concentration. Puis au soulagement.
Le discours d’Olivia fait mouche : elle décroche la deuxième place. « J’ai un sentiment d’accomplissement fort. Je me suis lancée sans imaginer remporter un prix. »
Une expérience collective marquante
Au-delà de la performance individuelle, c’est une expérience humaine que retiennent les deux étudiantes.
Toutes deux évoquent un esprit de groupe fort, loin de toute rivalité. Les entraînements ont fait naître une véritable dynamique collective, où chacun encourageait l’autre.
« Peu importe qui remportait le prix, j’aurais été contente pour tout le monde », confie Olivia.
Pour Gvantsa, cette expérience a aussi renforcé son sentiment d’appartenance à l’université : « C’était agréable de ne pas venir à la fac uniquement pour les cours. »
Oser, et recommencer
Ce concours aura été, pour elles, bien plus qu’un exercice d’éloquence : un déclic.
Une expérience exigeante, formatrice, et profondément motivante, au point de leur donner envie de remonter sur scène.
